Vues d’auteur 12 : Valérie Motté

 

9782756418292_pourtoutcequelavienousdonne_couv_hd

En ces temps si tourmentés, et si on prenait un peu de temps pour parler d’amour? Une fois n’est pas coutume, c’est sur un témoignage que je souhaite m’arrêter aujourd’hui. Une histoire de résilience pleine de douceur, de tendresse. D’une simplicité et d’une générosité qui font du bien. «Pour tout ce que la vie nous donne» (qui vient de paraître aux éd. Pygmalion) fait partie de ces récits qu’on n’oublie pas, quand bien même le rayon «Développement personnel» des librairies nous est peu connu.
Pour tout vous dire, l’auteure ne m’est pas étrangère. Par le biais d’une amie commune, nos chemins se sont croisés il y a tout juste neuf ans (le chiffre a son importance, vous le verrez plus bas). Je vivais alors une période tourmentée (doux euphémisme!); Valérie Motté, elle, était encore dans les affres du deuil. Celui de son frère mort à 4 ans d’une maladie incurable. Celui de son père, ensuite. Pendant plusieurs mois nous avons partagés quelques dîners, des soirées où nous parlions beaucoup, où nous tentions de rire. Quelques après-midis aussi. Je me souviens qu’à l’époque Valérie travaillait d’arrache-pied à embellir la vie des enfants malades dans les hôpitaux: elle faisait venir des célébrités, organisait des concerts, aidait au financement de chambres de parents dans certains établissements. Alors, chaque fois, dans les yeux des petits malades les étoiles brillaient. Dans les siens aussi, je peux vous le garantir. Je me souviens également qu’à l’époque, elle rêvait déjà de partager avec le plus grand nombre tout ce que la vie lui a donné: sa force, sa belle énergie, sa médiumnité. Et sa formidable lumière.

La vie nous a distanciés. Nous ne nous sommes plus vus pendant longtemps. Jusqu’à lire ces temps-ci son nouveau livre, sans aucun doute le plus personnel. J’y reconnais ses mots, sa générosité, son amour des autres et de la vie. «Pour tout ce que la vie nous donne» n’est pas un livre de plus, ni un terreau pour se plaindre et briller. Pas le genre de la maison. Un hymne à l’amour, plutôt. Une leçon de vie émouvante, bouleversante, et  solaire. Un roman vrai que j’ai eu envie de vous faire connaître autant que son auteure.

valerie-motte

Valérie Motté :
« Il faut savoir être reconnaissant de ce qu’on est… et de ce qu’on a. »

Comment présenterais-tu ce livre?
Je dirais que c’est un hymne à la vie. Et à l’amour universel. Un livre de gratitude aussi. Enfin, c’est un livre hommage à mon petit frère Erwan qui est décédé, et qui aujourd’hui est mon ange gardien.

Voilà des années que tu le portais, ce livre. Pourquoi le publier maintenant?
J’ai commencé à l’écrire il y a neuf ans. Il intéressait beaucoup une éditrice, mais elle a finalement quitté la maison dans laquelle elle travaillait et cela ne s’est pas fait. J’ai continué l’écriture, puis j’ai fini par le mettre de côté. Il y a quatre ans, j’ai rencontré Florence Lottin, une autre éditrice à qui j’ai présenté tout ce que j’avais déjà écrit. Là encore elle s’est montrée intéressée mais ce n’était pas du tout pour sa maison. Clin d’œil du destin, elle a ensuite été nommée chez Pygmalion qu’elle dirige désormais. Et là, elle m’a proposée de publier le livre!

Le hasard, donc?
Il n’y a pas de hasard, mais de jolies synchronicités! La vie est bien faite. Ce livre a été entamé il y a neuf ans, donc. En 2016, nous sommes en année 9: du point de vue de la numérologie cela signifie que nous nous trouvons à la fin d’un cycle. Mon frère est né en septembre (le mois 9). Et j’ai rendu mes dernières corrections le 23 septembre, jour de l’anniversaire d’Erwan. Tout cela est incroyable, non ?… Quant à la première éditrice qui a failli me signer un contrat, elle est devenue la patronne de Flammarion dont dépend Pygmalion. Bref, tout est lié. Et très symbolique!

Le texte a beaucoup évolué en neuf ans?
Oui, il a pu s’enrichir de bien plus de spiritualité qu’à l’origine. Je pense qu’il y a plus d’apaisement en moi, beaucoup moins de colères et de tristesse que s’il avait été terminé à l’époque.

Il y a en effet beaucoup de paix, de sérénité dans tes pages…
C’est ce que je voulais faire passer, en tout cas. La sérénité. Je voulais qu’il y ait beaucoup d’humilité aussi. Et surtout qu’il n’y ait pas de pathos. Cà, ce n’était vraiment pas le but! Comme tu le sais, on met toujours nos tripes lorsqu’on écrit. Quelque soit la forme d’écriture. Or, dans ce livre, je me raconte vraiment beaucoup…

Cela a été douloureux?
Oui. D’autant qu’il y a eu beaucoup d’aller-retours entre mon éditrice et moi. J’ai beaucoup ressassé, du coup. Bien sûr, c’est une libération, je suis très heureuse et très en paix désormais. Mais il y a eu des moments de souffrance à évoquer tous les moments de ma vie, à les revivre. Je mentirais si je disais le contraire.

conseils-de-fees-le-coffretParle-nous de tes dons. Comment sont-ils apparus?
Je suis médium depuis toute petite. Je l’ai découvert notamment en allant chez mes grands-parents paternels, à la campagne. En me baladant en forêt je voyais toujours des petites fées voler autour de moi. Quand j’en parlais, on ne s’y intéressait pas, on me parlait de mes « jolis compagnons imaginaires »! J’ai aussi des dons de voyance. Petite, quand je rentrais quelque part je pouvais voir des morts. Mais comme autour de moi on n’accueillait pas les choses de la même façon, j’ai mis ça de côté. Jusqu’à ce que je n’ai plus le choix. Cela s’est imposé à moi à la mort de mon petit frère et de mon papa. Vers l’âge de 18 ans.

Cela t’habite au quotidien?
Complètement, mais je ne le cherche pas. Je n’appelle pas les défunts, par exemple. Je les laisse en paix. Je suis un canal: s’ils ont quelque chose à me transmettre ils le font, c’est tout. En revanche, je peux user et abuser des fées et des anges: ils sont là pour nous guider, pour nous éclairer si besoin, mais nous conservons toujours notre libre arbitre. Nous sommes responsables de nos choix.

51l705actpl

Des conseils pour éveiller simplement sa spiritualité et réchauffer nos cœurs, voilà le joli programme de ce livre paru en 2015. (éd. Pygmalion 13,90 euros).

Tu ne vis pas de ces dons…
Je ne donne pas de consultation, non. Pour des proches, bien sûr, de temps en temps. Mais je n’en fais pas mon métier. Je préfère me diriger vers l’écriture d’ouvrages ou l’animation d’ateliers. Je dirige de plus en plus de conférences et d’ateliers en créativité, en groupe ou même en tête-à-tête. Je préfère cette formule.

En quoi cela consiste ?
A réveiller la création qui est en nous par le biais de petits exercices très ludiques. J’utilise tous les outils que j’ai reçus via mes différentes expériences et les conseils que j’ai eus de la part des fées (car elles sont très impliquées dans ces ateliers). Notamment le coffret de cartes que j’ai publié il y a quelques années. Il s’agit de faire cheminer l’autre à son rythme. Evidemment, quand je sens que la personne a de très grosses blessures, ces ateliers ne suffisent pas et je lui conseille d’aller consulter un thérapeute.

Dans «Pour tout ce que la vie nous donne» tu livres aussi des conseils pour «vivre mieux». Comme un petit guide de spiritualité au quotidien dans lequel on peut «picorer» à notre guise…
Chacun a sa vérité, son ressenti. Je ne fais aucun prosélytisme. Je me contente de partager ce que je vis. Il se trouve que je vois des choses, que j’ai mes petites fées auprès de moi, alors je donne mon expérience. Mais je conçois très bien qu’on puisse en rire et ne pas me croire. Je n’ai aucun problème avec ça.

Quel est celui que tu donnerais aux lecteurs de ce blog ?
Je m’en référerais au titre du livre: la gratitude est l’un des éléments clés pour notre épanouissement. Il faut savoir être reconnaissant de ce qu’on est, et de ce qu’on a. Accueillir quotidiennement ce que la vie nous donne. Rien ne sert de s’acharner et de lutter. L’instant présent nous envoie un cadeau chaque jour. Bien sûr, certains sont plus difficiles à gérer, mais il faut les accueillir. Dire merci, en tirer un enseignement.

Tu as créé ta société il y a 6 ans, Vavélie Productions. A quoi se consacre-t-elle?
Le nom, là encore, est un hommage à mon petit frère Erwan. Il n’arrivait pas à prononcer correctement mon prénom et m’appelait toujours Vavélie, avec son petit cheveu sur la langue. Dans cette société je réunis toutes mes casquettes: l‘audiovisuel, la communication, le développement personnel… Je fais des films institutionnels, je m’occupe de la presse pour certains artistes, j’organise les ateliers, et je crée aussi mes propres événements. Par exemple, j’ai organisé un concours lié à la Journée de la Femme il y a quatre ans, qui a permis de révéler des talents féminins en littérature et en musique. J’aimerais le remettre en place. D’ailleurs, avis aux intéressés: je cherche des partenaires financiers. Enfin, j’ai monté mon programme audiovisuel que je diffuse via ma chaîne Daylimotion. Pour cela aussi je cherche des partenaires! L’émission s’appelle «Douceur et confidences»: une rencontre avec une personnalité qui revient sur son parcours et son approche de la spiritualité. La dernière est en ligne, avec  Geneviève de Fontenay. (Pour la voir, c’est ici.)

Pour en savoir plus et prendre contact avec Valérie Motté, visitez son site.

9782756418292_pourtoutcequelavienousdonne_couv_hd

Editions Pygmalion, 160 pages, 16 euros.

Pour en savoir plus et prendre contact avec Valérie Motté, visitez son site.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s