Nous n’irons pas à New York – 2


Lundi 6 septembre 2004, 23 heures 45

Tu étais comme hier. Agité, confus, tu déraisonnais. Dimanche, tu as même oublié que nous vivions ensemble. Tu m’as demandé mon métier, m’a donné mon ancienne adresse, tout fier de me montrer que tu me connaissais bien. Puis tu m’as suggéré de venir vivre chez toi. «Ce serait plus pratique. On se voit souvent !» Lorsque je t’ai répondu que cela faisait déjà un an que nous étions «colocataires», tu as éclaté de rire, croyant que je plaisantais. Evidemment, il ne faudrait pas nous inquiéter. Mais comment faire?… Comment accepter de te voir gigotant sur ce fauteuil dans lequel les infirmières t’attachent toujours pour ne pas que tu t’enfuies? Comment supporter de t’entendre t’exclamer, lorsque je t’apporte un magazine avec en couverture Vanessa Paradis que tu aimes tant: «Elle est magnifique ! Je la connais, c’est Naomi Campbell»?
Je ne viendrais pas te voir ce week-end. Je descendrai les petits chez mes parents. Je ne veux pas qu’ils viennent chez nous. Je ne peux pas.Je me sens bien trop seul pour cela. La vie a repris son cours chez tous ceux qui, il y a peu, m’appelaient quasi quotidiennement. C’est bien normal, mais, moi, je n’y parviens pas. Je suis terriblement en retard sur mon travail. Tant pis, ils attendront. Ce soir, je pense à toi. Cette nuit, je prie pour toi.
Mardi 21 septembre 2004, 11 heures 15
Il devient enfin possible de dialoguer. Ta logique n’est pas encore tout à fait là, mais elle semble se remettre en place peu à peu. Reste quelques cafouillages, des douleurs aussi, notamment celle de te voir dans l’incapacité de comprendre comment te servir de ton lecteur CD. Un cataclysme lorsque l’on sait celui que tu es, la passion qui t’anime dès lors que l’on te parle de musique. Mais tu es plus calme, moins agité. Je t’ai même parlé brièvement au téléphone ce dimanche, avec la complicité de ton père, à l’insu du personnel soignant. Tu m’as répété ce que tu m’a dit samedi dernier : que tout cela serait encore très long, que tu comprendrais si je trouvais quelqu’un pour te remplacer, que t’attendre me serait impossible, tu en étais sûr. J’ai eu beau te rassurer, te dire encore et encore que je n’attends que toi, tu ne sembles pas m’avoir cru. Ta mère m’a dit hier que c’était là ton obsession. Tu as tort. Je t’attends. Faudrait-il être un monstre de glace pour fuir à toutes jambes dans ces moments terrorisants… Je t’aime, et je voudrais que tu n’en doutes plus. Tout ce qui me faisait peur ou que je trouvais inutile ou excessif il y a encore quelques semaines me semble aujourd’hui comme autant d’évidences que je veux t’offrir. Oubliée ma peur des regards qui nous jugent. Je ne veux plus jamais cacher celui que je suis : un individu comme un autre, avec l’amour au centre de sa vie.

Vendredi 24 septembre 2004, 23 heures 35
Les enfants sont là. Pour la première fois depuis la vie d’avant. Dans la voiture qui nous ramenait de la gare, ils m’ont posé des questions. Sur toi, sur notre chienne en pension chez tes parents, sur V.O. toujours chez eux. Ce soir, j’ai veillé à ce que ton absence pèse le moins possible. J’ai gardé les mêmes rituels, me suis surtout lancé dans la cuisine (une révolution, n’est-ce pas?). Je les ai couchés tôt, ils étaient épuisés. Puis j’ai regardé la télévision. En me surprenant attendre ton retour de la salle de bains. Plusieurs fois, je me suis même retenu : j’allais te parler, te faire part de mes réflexions. J’avais oublié, l’espace d’une seconde, que tu n’étais pas là.

Mardi 28 septembre 2004, 12 heures 40
 “ C’est l’histoire de ma vie qui a croisé la tienne, c’est l’histoire de nos nerfs en crise, de deux malades qui n’ont que l’amour pour moteur, la rage de rester haut. C’est l’histoire de deux têtes capables de se saborder pour que l’autre ne meure pas. C’est l’histoire du sillon creusé depuis cette rencontre-là, le long duquel poussent les fées et les fleurs. C’est l’histoire d’un prunier à déraciner parce qu’il s’est fichu au milieu, et les fleurs n’ont plus d’eau. Il faut l’abattre, en faire du bois, le bois de notre croix et celui de nos feux. Tu ne mourras pas. Je t’aime. ”J’ai acheté le troisième roman de Claire C que je n’avais pas encore lu. Et c’est de cette façon que son récit commence, le résumé parfait de notre histoire. Ce prunier qu’il nous faut déraciner est le symbole de ce que l’on veut bien y voir: l’accident qui te touche, les problèmes d’avant liés à tes abus, mes fantômes d’autrefois qui me faisaient hésiter. Non, tu ne mourras pas, c’est une certitude. Mais faut-il encore abattre cet arbre qui nous fait barrage pour pouvoir reprendre notre vie d’avant. Plus forts que jamais, notre amour en oriflamme.
Je t’ai parlé au téléphone samedi et dimanche. A chaque fois, je suis heureux de t’entendre mais gêné, embarrassé, intimidé. Il me faut réapprendre la familiarité avec toi. Le choc de ton accident a bouleversé les habitudes, il a tué le naturel. A ton retour il nous faudra le retrouver.


Mardi 28 septembre 2004, 15 heures 20

Je viens de déjeuner avec T. que je n’avais pas vue depuis une éternité. Je lui ai dit pour toi. Elle n’avait pas compris ce qui nous unit. Alors, j’ai fini par le lui raconter. Tant pis pour les conséquences. Encore une fois, je ne veux plus jamais cacher ce dont je suis désormais si fier.Tout à l’heure j’irai t’acheter les disques que tu m’as demandés dimanche. Je suppose que ton père t’a fait la lecture des “ Inrocks ”, toujours est-il que tu étais précis dans tes demandes. C’est si rassurant… Pour la peine, je miserai sur l’avenir : je vais aussi t’offrir le coffret DVD de “ Star Wars ” sur lequel tu te serais déjà rué si tu n’étais pas là-bas. Je vais te ramener le nouveau Jonathan Franzen. Tant pis si tu n’en liras encore que le titre sur la couverture. Je veux faire semblant de vivre comme si rien ne s’était passé.


Mardi 28 septembre 2004, 20 heures 45

Je suis allé t’acheter ce que je voulais t’apporter demain. Arrivé à la caisse, impossible de me souvenir de mon code de carte bleue. Et j’ai perdu mon chéquier. Je n’arrive plus à suivre. Je ne sais plus ce que je fais, néglige les urgences. Il n’y a que toi. Toi et mes questions sur nos lendemains. Toi et ma solitude sournoisement oppressante.Juste après ma mésaventure, j’ai eu ton père, proche de l’euphorie. On a fait l’échographie de ton cœur: il est en parfait état de marche, comme neuf ou presque ! Pour la première fois, tu as mis le nez dehors, tu as chancelé, tu as vu qu’il fallait encore du temps pour te redresser tout à fait, mais un médecin que ta famille connaît bien t’a rassuré sur ton incapacité à lire et à écrire. Comme moi, il t’a dit que cela reviendrait. Il paraît que, lui, tu l’as cru.


Vendredi 1er octobre 2004, 11 heures 55

Te voir comme je t’ai vu ce mercredi est tellement bon. Tu peines encore à faire deux choses à la fois, et perds vite le fil de tes actions ; ta mémoire n’a pas encore totalement resurgi, mais intellectuellement tu t’es retrouvé. Ta logique est revenue. Ta mère m’a dit que tu as donné le magazine pour lequel je travaille aux infirmières, et que tu leur as expliqué ce qu’était un ours dans le jargon de la presse pour mieux leur montrer mon nom et ta fierté. Malgré toutes mes certitudes clamées jusqu’ici, te savoir ainsi, à moins de deux mois de l’accident, est inespéré Je te savais fort et plein de ressources, mais je me craignais déraisonnable. Finalement, non: avec toi, c’est être au contraire formidablement raisonnable que de croire aux miracles.
Nous avons beaucoup parlé aujourd’hui. Tu étais heureux, autant que moi. Tu m’as promis de ne pas reprendre la cigarette à ta sortie, même si cela te manque. Fumer de nouveau te condamnerait. Je prie pour que tu tiennes ta promesse. Je t’y aiderai en m’arrêtant aussi. J’ai l’espoir que tu tiennes.

Vendredi 1er octobre 2004, 16 heures 25
J’ai déjeuné avec E., et C. nous a rejoints au café. Nous avons beaucoup parlé de toi. Les bonnes nouvelles, et l’optimisme sans nuage qui les accompagnent, transportent de joie les gens qui t’aiment. Elles en font partie. Et il y en a beaucoup, au point que j’en serais presque jaloux ! Je plaisante, bien sûr. Au contraire, je prends cet amour que l’on te porte un peu pour moi aussi, et cela me fait du bien. Je reverrai E. ce soir. C’est la première fois que quelqu’un entrera dans l’appartement depuis qu’il a changé d’ambiance…

Vendredi 1er octobre 2004, 20 heures 45
Finalement, E. n’est pas venue. Je vais passer une soirée tranquille sous la couette, devant la télé. L’une de ces soirées de solitude que j’ai domptée, que j’ai finie par aimer. Un peu.Je rentre de chez mon psy qui m’a conseillé de poursuivre les antidépresseurs. Les mois qui viennent risquent d’être chargés en événements, m’a-t-il dit. « Et comme vous ne semblez pas du genre à aller trouver du réconfort chez les autres, mieux vaut vous protéger ». De fait, je m’enferme. Je ne me ressource jamais mieux que seul. Cette semaine où j’étais si peu à la maison m’a semblé épuisante. J’apprécie l’idée de cette soirée qui s’annonce. Au moins, ce 7 août m’aura aidé en cela.

Je t’ai eu tout à l’heure au téléphone. Pour la première fois, tu as eu l’autorisation de sortir jusqu’à la cafétéria de l’hôpital. Tu étais heureux.. Toutefois, j’ai encore ressenti cette désagréable impression de ne rien avoir à te dire. Autant, face à toi, je ne cherche pas mes mots et vis le moment présent avec bonheur, autant la distance du téléphone me procure un malaise que je ne saurais expliquer. Pourvu que tu ne t’en aperçoives pas !

Jeudi 7 octobre 2004, 12 heures
Le temps passe. Je n’ai eu, ces jours-ci, ni le temps ni le courage de t’écrire. Pardonne-moi. La faute aux soucis de boulot, à mon aller-retour fatigant à A. alors que les 90 ans de ma grand-mère se sont terminés par une visite aux urgences (l’hôpital d’A. manquait à mon palmarès !). Maintenant que tout est derrière moi, sauf l’extrême fatigue et une rage de dents qui m’empêche de dormir, me voilà à toi…
Il me faut reconnaître aussi que, si je ne t’écris que peu ces derniers jours, c’est que je t’ai souvent au téléphone. De la cafétéria tu m’appelles, et nous parlons enfin. De tout, de rien, comme avant ou presque. Quelque chose s’est enfin débloqué chez moi. Peut-être simplement le fait de t’avoir écrit ma gêne ici… Et si ce journal avait pour moi quelques vertus thérapeutiques?…Surtout, hier, tu as reçu la bonne nouvelle que tu attendais tant. Enfin, tu peux sortir. L’espace d’une journée, d’abord. Ce sera pour dimanche. Puis, si tout se passe bien, tous les week-ends, tu les passera dehors. Chez tes parents, faute de pouvoir venir jusqu’à Paris.

Jeudi 7 octobre 2004, 15 heures 30
Viendra le jour, pas si lointain j’en suis certain, où tu me poseras les questions inévitables autour de cet autre sujet qui nous fâchait souvent. Tu voudras savoir si je vais voir ailleurs, où, quand et comment, à quelle fréquence et pour faire quoi. Des questions naturelles, et bien normales. Bien sûr, je te répondrai. Bien sûr, tu ne me croiras pas. Penseras-tu que je me moque de toi ? C’est pourtant si vrai…

Jeudi 7 octobre 2004, 18 heures 10
A l’instant, je m’aperçois que cela fait deux mois aujourd’hui, heure pour heure.Il y a deux mois, en ces instants, je tremblais, je pleurais. Ma vie s’écroulait en même temps que la tienne. Nos existences changeaient leur cours. Nous ne serons plus jamais les mêmes. Peut-être faut-il y voir un grand mal pour un immense bien?… Je suis tellement fier de voir tout le chemin que tu as parcouru, tes miracles répétés. A mon tour, je t’offrirais les miens quand tout ira mieux et que nous pourrons nous aimer enfin comme nous voudrons l’entendre. Démesurément, si tu le veux. Sans entrave, si on le peut.


Vendredi 8 octobre 2004, 0 heure 25
Le bruit de ton silence est assourdissant. Je regarde ta photo que H. est venu poser en évidence sur mon bureau, l’autre soir. Je pense à toi, dans ta chambre d’hôpital, qui dort sans doute. Aux mots que nous nous dirons samedi. Aux bras que tu me tendras lorsque tu me verras. A ton père qui m’a dit tout à l’heure que tu rêvais de passer une nuit avec moi, et que tu préférais que je vienne le week-end prochain quand tu pourras rester deux jours à M. Oui, tu as bien lu : ton père m’a dit cela. Je viendrai ce week-end, l’autre encore, et le suivant, rassure-toi.


Mardi 12 octobre 2004, 12 heures 05
Première sortie ce week-end. Nous n’avions plus dormi ensemble depuis la nuit du 5 au 6 août. 


Vendredi 22 octobre 2004, 16 heures 25
Dix jours que je n’ai pas écrit ici mon bonheur de te voir comme je te vois désormais chaque week-end. Dix jours que je n’ai pas dit en ces pages l’étendue de ma fatigue, entre le stress du boulot et mes multiples voyages à A., à S. et à A. Puisque je peux te parler au téléphone, l’urgence de mes mots me devient moins nécessaire. Je ne veux pas laisser tomber pour autant ce que j’ai entrepris : le journal de bord d’un déraciné perdu dans sa vie depuis que l’être qui le fait tenir debout s’est effondré une fin d’après-midi d’été en bord de mer. Tu me manques. Alors, tout ce que je ne peux pas te dire aujourd’hui, je veux l’écrire ici. Ainsi, sans doute le sauras-tu plus tard et n’auras-tu rien manqué ou presque de ce que fut ma vie sans toi.Que te dire, donc, sans me répéter inlassablement ? Ton évolution laisse entrevoir un retour à Paris à moyen terme. Tu t’en réjouis; moi aussi évidemment. Mais j’en ai peur également, je l’avoue… Il nous faudra nous réapprendre, dompter nos angoisses, sans oublier d’assagir mes folles envies de toujours t’offrir le meilleur. Oui, je rêve de changer de vie pour t’avoir davantage à mes côtés, t’aimer sans gêne ni barrières, t’emmener à New York que tu ne connais pas et qui te fait tant fantasmer, te donner tout le confort et cette présence qui te manquent si fort depuis deux mois et demi. Je donnerais tant pour la moitié de tous mes rêves…


Lundi 24 octobre 2004, 23 heures 10
Nous avons passé un beau week-end. Puis tu m’as raccompagné, et sur le quai de la gare tu as tenu autant qu’il t’était possible malgré l’heure de retard de mon train. Chaque semaine tu vas mieux. Chaque semaine est un triomphe face aux certitudes de ces quelques-uns qui te décrivaient impotent et légume il y a encore si peu. Ton humour cynique et cinglant a retrouvé toute sa verve. Ton esprit râleur et critique a refait surface. Je ne les ais jamais autant aimé…Je suis en train de lire le livre de Dominique Bromberger « Un aller retour », autour de son expérience du coma. Il dit qu’il faut en général entre deux et cinq ans pour retrouver une impression de vie normale à ceux qui en reviennent. Il a repris ses chroniques sur France Inter au bout de six mois, mais n’a eu l’impression d’être tout à fait lui que quelques vingt-quatre mois plus tard. Voilà qui laisse augurer bien des angoisses ! Puissent tes démons ne jamais ressurgir…En revenant d’A. hier soir, je pensais à ce journal, et regrettais de n’avoir pas été, comme Bromberger l’est dans son livre, précis. J’aurais voulu décrire mieux ton état, entrer davantage dans les détails. Raconter, par exemple, ta sortie du coma telle que nous l’ont qualifiée tes médecins. Fin septembre, tu t’es reconnecté complètement à la vie, tu as pris enfin conscience que tu étais à l’hôpital d’A., tu as compris que rien ne servait de téléphoner si tu n’avais pas de combiné dans la main, et tu as aussitôt retrouvé ton écriture d’avant. Le calme surtout. Plus d’agressivité envers les blouses blanches. Plus besoin de t’attacher. Depuis, tu manges et bois enfin seul. Tu t’es retrouvé. J’aurais aussi voulu raconter mon effroi face à certains de tes délires, le parallèle que j’étais obligé de faire entre ton état et celui de ma grand-mère quand les premiers signes de sa maladie se sont déclarés, il y a longtemps, à la suite d’un infarctus. Elle non plus ne nous reconnaissait plus, mais surtout comme toi ces derniers mois elle nous inventait des tas d’histoires. A un moment tu as prétendu que les aides-soignants venaient s’ébattre dans ton lit et te demandaient de sortir ou d’aller t’asseoir dans ton fauteuil pendant qu’ils prenaient du plaisir. Elle aussi me l’avait dit. Tu as raconté devant moi à ton père ébahi des scènes de débauches incroyables, et dans les moindres détails, avec ton meilleur ami O., prise de multiples drogues à l’appui. Par la suite, j’ai dû le rassurer : tout cela sortait de ton imagination, un délire venu d’on ne sait où…  Peut-être aurais-je du également poser un diagnostic sur ce qui te fait souffrir, y mettre des mots précis, mais peu importe les faits, seules comptent les conséquences. Avec le recul, je ne suis pas sûr que tout raconter avec une minutie quasi chirurgicale eut changé grand chose. J’espère qu’un jour, tu liras ceci comme un instantané de mes moments sans toi, un cri d’amour qui nous tient toi et moi en vie.


Mardi 16 novembre 2004, 16 heures 40
La force de t’écrire chaque soir me manque. Depuis ce long silence, tu as poursuivi ta récupération quand bien même il reste encore beaucoup à faire. Tu es faible, ton moral est au plus bas. Tu ne veux toujours pas croire à ta guérison totale, alors je passe des heures entières à te rassurer à l’autre bout du téléphone. Cela ne fonctionne pas, ou seulement sur l’instant, mais je ne désespère pas qu’un jour enfin tu me croiras comme j’y crois.

(à suivre…)

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